Transport

À propos du ministère des Transports

Objectifs

  1. Les infrastructures de transport des TNO continuent de s’améliorer.
  2. Les TNO disposent d’un contexte où il y a constamment des occasions d’affaires et des possibilités d’emploi dans les secteurs public et privé du domaine du transport.
  3. Les TNO ont des infrastructures sûres et sécuritaires, dans tous les modes de transport.
  4. Le ministère des Transports procure un milieu de travail performant qui, dans la prestation de ses services et l’exécution de ses programmes, fait preuve d’efficacité, d’innovation et de capacité d’adaptation.
  5. Le Ministère continue de faire en sorte que soit maintenue la haute qualité de l’environnement aux Territoires du Nord-Ouest.
  6. Le Ministère soutient l’infrastructure de transport locale.

Contexte

  • On observe une demande de plus en plus forte pour la construction de nouvelles routes, pour l’amélioration des routes d’hiver ou des routes toutes saisons, ou encore pour le prolongement des pistes d’atterrissage. Ces investissements visent à soutenir le développement, à faciliter les déplacements entre localités et à contribuer à la réduction du coût de la vie pour les habitants des diverses régions des TNO. Ces dernières années, le gouvernement fédéral a alloué des sommes importantes au financement des infrastructures, au moyen de divers programmes tels que le Fonds canadien d’investissement stratégique et le plan Chantiers Canada. Le GTNO a lui aussi investi dans les infrastructures de transport, notamment grâce à l’Initiative stratégique de réduction du coût de la vie. Or, du fait que ces programmes ont été éliminés ou le seront graduellement, le Ministère doit envisager de nouveaux partenariats et de nouvelles formules de financement pour la réalisation de projets d’immobilisations.

Maintenir et améliorer un réseau sous-développé et vieillissant

  • Le ministère des Transport doit mettre à niveau des infrastructures de transport non conformes aux normes et de procéder à la réfection ou au remplacement d’infrastructures vieillissantes, et ce, avec des ressources financières limitées. Une grande partie des infrastructures aux TNO ont été construites selon les normes ou les méthodes de l’époque et exigent maintenant des investissements de taille pour qu’elles continuent d’être utilisables et fiables. Mentionnons que des ponceaux, des structures de pont et des bâtiments d’entretien majeurs arriveront bientôt au terme de leur cycle de vie et devront être rénovés ou remplacés.
  • Il faudra aussi procéder au remplacement du revêtement de certaines routes, dont l’enduit superficiel est parvenu à la fin de sa durée de vie utile (généralement de 5 à 7 ans). Sinon, il faudra à tout le moins que cet enduit soit retiré et que les tronçons de route en question soient recouverts de gravier pour en maintenir l’aspect sécuritaire.

Élargir le réseau pour relier les collectivités entre elles et favoriser le développement

  • L’expansion des infrastructures de transport des Territoires du Nord-Ouest va permettre de diversifier l’économie et d’améliorer la qualité de vie des citoyens, qui auront désormais un meilleur accès à des services essentiels et à des possibilités de nature économique, sans oublier qu’ils auront une mobilité accrue et qu’ils pourront bénéficier d’une réduction du coût de la vie de façon générale.
  • Notre territoire dispose d’un énorme potentiel de croissance de son économie s’il va de l’avant avec l’exploitation de ressources non renouvelables. À lui seul, le vaste potentiel minéral des Territoires du Nord-Ouest est constamment évalué par les sociétés minières auprès desquelles l’Institut Fraser mène des sondages comme étant l’un des plus élevés en Amérique du Nord.


Prendre en compte des exigences réglementaires plus nombreuses

  • S’agissant des infrastructures de transport, le Ministère se doit de respecter les exigences réglementaires toujours plus nombreuses ayant pour but de protéger l’environnement et la sécurité de la population. Outre les normes territoriales, nous respectons la réglementation environnementale et la réglementation visant la sécurité dans les transports instaurées par le gouvernement fédéral.
  • Ces règlements ont pour effet d’augmenter les responsabilités de surveillance et de production de rapports, ce qui accroît bien sûr la charge de travail du personnel ou exige de recourir à des ressources additionnelles, afin de satisfaire aux exigences.

S’adapter au changement climatique

  • Les infrastructures de transport des TNO sont vulnérables aux incidences du changement climatique. Pour utiliser les routes d’hiver et les routes de glace, il faut évidemment qu’il fasse froid et qu’il y ait de la neige et de la glace. Ces 20 dernières années, la tendance à avoir des températures plus douces que la normale a eu pour effet de retarder l’ouverture des routes ou des ponts de glace, ainsi que de raccourcir leur période d’utilisation. En outre, cela a fait augmenter leur coût d’exploitation et d’entretien et fait augmenter le recours à divers produits tels que le sable et le sel. Sans surprise, le réchauffement climatique a entraîné une variabilité de l’état de ces routes et une diminution de leur fiabilité.

  • Par ailleurs, la dégradation du pergélisol fait augmenter les frais d’exploitation et d’entretien des routes toutes saisons et accélère le besoin de procéder à la réfection des immobilisations. Ainsi, le ministère des Transports doit de plus en plus composer avec les conséquences du réchauffement climatique : réparer la surface des routes, corriger les éléments prévus pour le drainage (tant sur les routes que sur les pistes d’atterrissage), revoir le tracé des routes d’hiver pour en faire des routes terrestres et, enfin, construire des ponts permanents pour prolonger et stabiliser la saison des routes d’hiver.


Combler les besoins en main-d’œuvre

  • Pour que le Ministère atteigne ses objectifs, il doit pouvoir compter sur une main-d’œuvre en bonne santé, productive et en mesure de se renouveler. La réduction naturelle des effectifs représente tout un défi, sachant qu’une proportion de 43 % du personnel actuel du Ministère est âgée de plus de 50 ans. On sait en fait que 29 % de la main-d’œuvre du Ministère pourrait être appelée à être renouvelée au cours des quatre prochaines années en raison des départs à la retraite. Cela risque d’être un réel problème lorsqu’on examine la composition du personnel par type de poste. En effet, entre 38 % et 45 % des cadres intermédiaires et supérieurs, des ingénieurs, des technologues et des employés de service seront admissibles à la retraite d’ici les dix prochaines années.