Transport

La fatigue au volant

Conduire fatigué équivaut à conduire avec les facultés affaiblies

  • La fatigue au volant est un facteur contributif dans 19 % des collisions mortelles qui se produisent sur les routes – et la cause principale dans 4 % de ces collisions. En outre, la fatigue au volant est en cause dans environ 20 % des collisions sans décès. Ces statistiques sont probablement sous-estimées, car il n’y a pas de façon simple d’évaluer la fatigue ou la somnolence du conducteur après une collision.
  • Chaque année, au Canada, 500 personnes perdent la vie dans un accident de la route dont la cause ou l’une des causes est la fatigue d’un des conducteurs.
  • Si vous conduisez alors que vous êtes fatigué et risquez de vous endormir au volant, vous mettez en danger votre vie, celle de vos passagers et celles des autres usagers de la route. Les personnes les plus à risque d’être impliquées dans une collision due à la fatigue au volant sont les camionneurs et les chauffeurs de véhicules commerciaux, les travailleurs de quarts, les jeunes et les gens qui souffrent de troubles du sommeil.
  • La fatigue réduit le temps de réaction. C’est là un réel problème quand votre véhicule parcourt la distance d’un terrain de football à toutes les 3,6 secondes (ce qui est le cas si vous roulez à 100 km/h). Imaginez un peu : si votre temps de réaction est réduit ne serait-ce que d’une demi-seconde, cela signifie qu’à une vitesse de 40 km/h, vous allez parcourir une distance équivalant à la longueur de deux voitures avant de pouvoir réagir à la présence d’un enfant qui traverse la rue en courant devant vous.
  • La fatigue diminue aussi sensiblement l’acuité de la perception de la route et des éléments environnants. Bon nombre de collisions peuvent être évitées par une conscience adéquate de la situation (autres véhicules, cyclistes et piétons) et la capacité de prévoir les comportements possibles des autres usagers de la route. Si vous êtes fatigué, vous serez sans doute moins attentif et, en conséquence, vous ne pourrez ralentir ou prendre à temps d’autres mesures pour éviter une collision.
  • Enfin, la fatigue nuit à votre capacité de jugement. Dans une étude menée en 2005 par la Fondation de recherches sur les blessures de la route au Canada, 20 % des Canadiens sondés ont admis s’être déjà endormi brièvement au volant au moins une fois au cours des douze derniers mois. Conduire en état de fatigue est aussi dangereux que conduire après avoir bu trop d’alcool. 
  • Si vous êtes passager dans un véhicule dont le conducteur est fatigué, insistez pour que celui-ci prenne une pause au plus tôt (prochaine halte routière, par exemple) et proposez-lui de conduire à sa place si vous en êtes capable et ne ressentez pas vous-même de la fatigue.
  • Si vous êtes le conducteur et que vous ressentez de la fatigue, cherchez un endroit sûr où vous arrêter et vous garer hors route, afin de vous reposer. Entre-temps, efforcez-vous de respirer de l’air frais et de poursuivre une conversation pour vous aider à rester en éveil. Si vous faites une sieste, ne reprenez pas le volant tout de suite après. Dans les premières minutes qui suivent le réveil, vous n’aurez pas l’esprit assez vif pour conduire de façon sécuritaire.
Voici certains signes que la fatigue vous gagne :

Signes de fatigue physique– bâillements ou agitation

Incapacité à se rappeler les quelques derniers kilomètres parcourus

Difficulté à se concentrer ou à entretenir une conversation

Écart insuffisant avec le véhicule devant, dérive sur la ligne médiane ou sur l’accotement.